La ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse a appelé à la reprise des cours dans les facultés, reconnaissant simanche qu'il faudrait "décaler les examens de quelques semaines dans certaines universités" où les cours ont été très perturbés par le mouvement social des derniers mois.
Les principaux syndicats de l'Enseignement supérieur appellent les étudiants et les enseignants-chercheurs à une nouvelle journée de manifestations un peu partout en France mardi contre la politique du gouvernement dans leur secteur, alors que la contestation dans les universités entrera dans sa treizième semaine.
"Sur les inquiétudes qui se sont fait jour, des réponses très fortes ont été apportées par le gouvernement. Aujourd'hui, je crois qu'il est temps de reprendre les cours", a répondu Mme Pécresse au Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI.
Cependant, "c'est évident que dans certaines universités, on ne rattrapera pas les cours sans décaler les examens de quelques semaines", a-t-elle ajouté, confirmant les propos tenus quelques jours auparavant par le Premier ministre François Fillon.
"Nous ne validerons pas automatiquement des semestres dans lesquels il n'y aura pas eu de cours. Nous ne braderons pas les diplômes cette année et s'il faut prendre davantage de temps, s'il faut passer certains modules l'année prochaine, s'il faut retarder les examens de quelques semaines, nous le ferons", a-t-elle prévenu. "Le temps est compté. Cela nécessite une volonté de la communauté universitaire de sauver cette année, de penser d'abord aux étudiants".
Selon Mme Pécresse, "la situation actuelle dans l'université, c'est une volonté de plus en plus partagée de reprendre les cours pour sauver l'année universitaire, que les examens se déroulent dans de bonnes conditions et surtout que les diplômes ne soient pas dévalorisés". La ministre a évalué à "une vingtaine" le nombre d'universités perturbées "à des degrés très divers".
En ce qui concerne les étudiants qui pourraient connaître des difficultés financières ou de logement en cas de report d'examens, "j'ai demandé à tous les directeurs de CROUS (Centre régional des oeuvres universitaires et scolaires, NDLR) et tous les recteurs de regarder au cas par cas et de faire du sur-mesure", a-t-elle précisé.
"Nous avons 45 millions (d'euros) de fonds d'urgence qui pourront être mobilisés, les CROUS peuvent prolonger des baux (...) Nous tiendrons compte de ces situations et nous apporterons notre soutien aux étudiants pour qu'ils ne soient pas victimes de ces blocages", a assuré Mme Pécresse. AP
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